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Contes et légendes de Sherbrooke

Par |2019-08-16T09:51:40-05:0014 août 2019|

La ville de Sherbrooke renferme plusieurs légendes, secrets et petits trésors : c’est ce qui fait son charme. Vous verrez, chaque visite dans la région vous fera découvrir une nouvelle parcelle de son histoire.

Voici quelques contes et légendes bien sherbrookoises qui vous permettront de voir autrement cette ville énigmatique.

Le mythe du fantôme Georges

Il semblerait que le Théâtre Granada soit hanté par un fantôme… celui du bon vieux George. Certains disent que Georges était un ancien employé d’entretien de l’établissement qui aurait juré de ne laisser personne endommager le Granada. Encore aujourd’hui, il surveillerait les lieux…

D’autres racontent plutôt que George était un client du cinéma et qu’il serait mort de rire pendant une comédie. Cela dit, lors des travaux d’entretien, l’équipe du Granada a changé tous les bancs à l’exception d’un seul : celui du fantôme Georges !

 

Le triangle amoureux

À Sherbrooke, on s’y connait en secret. D’ailleurs, connaissez-vous le mystérieux triangle de l’amour ? Il est composé de trois des plus vieux bâtiments de la ville : le Mont Notre-Dame, une école secondaire privée pour jeune fille et autrefois tenue par des sœurs, le Séminaire de Sherbrooke, autrefois réservé exclusivement aux garçons et mené par des frères, et la Basilique-Cathédrale Saint-Michel, la plus imposante structure de la ville.

Selon les dires d’anciens étudiants, il y aurait un tunnel qui relirait ces établissements afin de permettre aux frères et aux sœurs se rencontrer à l’abri des regards. Des filles du Mont et des garçons du Séminaire auraient aussi batifolé à cet endroit. Aujourd’hui, ce long couloir des amours interdites serait condamné. Mais la légende court toujours et les élèves le cherchent encore.

Des activités paranormales

La famille Howard est venue s’installer à Sherbrooke au début des années 1900. Elle a fait construire trois édifices majestueux, une serre victorienne et quelques autres bâtiments sur son domaine. Depuis les années 1920, le Domaine Howard n’a presque pas changé ! Il y a toujours ses trois impressionnants pavillons de style monumental-victorien, mais ils servent maintenant de bureaux administratifs.

Au fil des années, certains employés ont constaté des activités paranormales au domaine. Des gardiens auraient aperçu Madame Howard vêtue de sa longue robe et de son grand chapeau. Elle marchait tranquillement sur le terrain. D’autres ont parlé de bruits inexpliqués, d’objets qui tombent sans raison, de faisceaux lumineux… serait-ce la famille Howard qui n’aurait jamais vraiment quitté sa magnifique demeure ? Mystère…

Les légendes du Pin solitaire

L’îlot rocheux du Pin solitaire est un lieu d’où émane plusieurs légendes. Lieu de confrontation entre les Abénakis et les Iroquois, le Mena’sen (île et roche en abénakis) est aussi la source d’histoire romantique. Pour trouver une origine à l’apparition du Pin solitaire au milieu de la rivière Saint-François, on raconte que des fiancés en fuite s’y seraient échoués. À bout de forces, la jeune femme serait morte sur l’îlot. En guise de pierre tombale pour sa promise, son amoureux planta un pin. Puisant sa force du cœur de la défunte, le pin aurait trôné sur le rocher pendant près de 200 ans.

Un matin de 1913, le Pin solitaire a disparu de son rocher. Sherbrooke était sous le choc. On raconte que deux hommes ivres se seraient rendus sur l’îlot pour couper et vendre l’arbre afin de financer leurs soirées arrosées. Personne ne sait réellement ce qui s’est passé… Aujourd’hui, une croix occupe la place laissée vacante par le Pin solitaire.

Le trésor caché

Saviez-vous qu’il existerait un trésor caché à Sherbrooke ? En effet, en 1793, un dénommé J.B. Bossuet a hérité de la grande fortune de son père. Apprenant la nouvelle, des loyalistes sont alors partis à la recherche de Bossuet pour lui voler sa fortune. Lorsqu’ils ont intercepté l’homme, ils n’ont trouvé aucune trace du pactole. Selon les mots de Bossuet, l’or aurait sombré au fond du fleuve Saint-Laurent…

Cependant, en 1965, un individu a trouvé une lettre de J.B. Bossuet dans la doublure d’un coffre de marin acheté à l’encan. La lettre précisait que sa fortune était en sécurité et qu’elle resterait cachée jusqu’à ce que quelqu’un la découvre… Aujourd’hui, personne n’a encore trouvé ce fameux trésor !

Crimes et châtiments

Sherbrooke détient, en son centre-ville, une prison historique. Dès son ouverture en 1870, l’établissement carcéral a reçu la réputation déplorable de prison la plus insalubre du Québec. Des générations de prisonnier s’y sont succédé durant ses 120 années d’activité. Glauque à souhait, la Prison Winter a tristement envoyé à la potence six de ses pensionnaires. Le premier condamné, Bill Gray, a clamé son innocence jusqu’au jour fatidique… Le bourreau Radcliffe, responsable des pendaisons, a régulièrement été critiqué par les médecins qui devaient confirmer la mort des condamnés. Son travail bâclé a fait inutilement souffrir plusieurs détenus. Aujourd’hui, ceux qui visitent la prison Winter sentent les esprits des malheureux qui s’y cachent encore.

  • Où : Prison Winter
  • Comment : un projet pilote a eu lieu à l’été 2019. À suivre…

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