Pour cette saison 2019, l’Orchestre symphonique de Sherbrooke, l’OSS, a commencé sa programmation en grande force avec le spectacle d’opéra : Plaisirs coupables de l’opéra auquel nous avons assisté. Pour reprendre les références au hockey de maestro Laforest ; on peut dire que la puck a scorée.

Dans une précédente entrevue avec Stéphane Laforest, chef d’orchestre et directeur artistique de l’OSS, maestro nous révélait son désir de miser sur l’accessibilité dans la programmation. Le pari est réussi puisque même en n’étant pas de grand connaisseur d’opéra tous les morceaux nous paraissaient familiers.

Plaisirs coupables de l’opéra, c’est un peu comme une boite de chocolats raffinés, mais avec seulement ceux qu’on aime aux noisettes et au caramel. On se fait plaisir, énormément, mais on évite l’errance et la surprise que procure le goût d’un chocolat à l’alcool. On aurait aimé que se glissent à travers ce répertoire quelques morceaux plus obscurs.

En revanche, il y a vraiment quelque chose d’indescriptible à voir s’incarner ces chefs-d’œuvre à travers les trois grandes voix et l’orchestre. On est pleinement présent face à ces œuvres et on les savoure. On ressent le frisson, la formule est efficace. Il fallait être là pour entendre la foule chanter en chœur Toréador, un beau moment de partage qu’on n’a pas retrouvé dans la voiture en la réécoutant sur Spotify.

Ce qui a fait aussi la force du spectacle, c’est l’impression de chaleur de se retrouver chez soi tout en étant face à quelque chose de grand. Les trois voix sont reconnues dans le milieu de l’opéra, mais réussissent à ne pas se prendre trop en sérieux en plaisantant sur certains morceaux et en s’adressant parfois au public.

C’est pas moins de 1 450 personnes qui se sont présentées au centre culturel de l’Université de Sherbrooke pour assister aux Plaisirs coupables de l’opéra. La saison de l’OSS est loin d’être terminée et la programmation a encore beaucoup à offrir, on pense à la 5e de Malher, présentée le 20 avril prochain, qui est selon maestro Laforest : « l’une des plus belles pages de l’histoire de la musique ».

Pour voir toute la programmation de l’OSS c’est par ici!